Le projet de loi santé proposé par Marisol Tourraine fait débat. Les professionnels de santé sont pour une réforme, mais contestent les mesures portées par la ministre. Afin de faire valoir leurs idées et de protester, 41 syndicats se sont réunis pour fonder le « Mouvement pour la Santé pour Tous ».

Qui se cache derrière le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ?

Le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ce sont 41 syndicats de professionnels de santé et organisations étudiantes. Il a été créé le 5 février 2015 afin de protester contre le projet de loi santé. Selon le collectif, la réforme, qui prévoit un système de santé étatisé, mettrait fin au paritatisme et au pacte de 1945. Il romprait le lien entre soignant et soigné et serait la fin de l’excellent système de santé français, basé sur la qualité des soins et leur accessibilité à tous. Les porte-paroles du mouvement sont :

  • Didier Legeais (Le Bloc)
  • Eric Henry (SML)
  • Philippe Tisserand (FNI)
  • Catherine Mojaïsky (CNSD)

Que revendique le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ?

Dès sa présentation en conseil des Ministres, les professionnels de santé se sont élevés contre le projet de loi santé. Tous considèrent que le système d’assurance maladie solidaire est primordial. S’ils sont pour une réforme, ils estiment qu’elle ne doit pas être menée au détriment des patients. Le « Mouvement pour la Santé pour Tous » s’insurge contre les lourdeurs administratives entrainées par les réformes successives. Ils militent pour un cadre conventionnel renforcé qui tiendrait compte de :

  • la qualité, la coordination des soins de tous
  • la prévention
  • la prise en charge du vieillissement et des pathologies chroniques

Quelles actions mène le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ?

Le « Mouvement pour la Santé pour Tous » demande le retrait pur et simple du projet de loi. Pour ce faire, il interpelle notamment le premier ministre au sujet de l’absence de vision stratégique de la loi Touraine. Ils dénoncent également l’inégalité du traitement public/privé ainsi que la perte de l’indépendance professionnelle en raison de la mise en place d’un tiers-payant d’autorité et de droit.