Le secteur de l’e-santé est en pleine expansion. Rien que’en France, il emploie aujourd’hui entre 28 000 et 38 000 personnes et représente un marché de près de 3 milliards d’euros. Pourtant, si l’intérêt pour le numérique appliqué à la santé est croissant, les initiatives dans le domaine peinent à voir le jour. La DGE s’est penchée sur la question, et a interrogé les patients français avec pour objectif de proposer des recommandations opérationnelles.

E-santé : les Français convaincus par le développement des objets connectés dans le domaine de la santé

Pour les Français interrogés, objets connectés et e-santé sont étroitement liés. D’après l’enquête de la DGE 64% des Français estiment que c’est dans le domaine des objets connectés que l’e-santé doit se développer en priorité. Pourtant, si les patients sont conscients de l’utilité de ces technologies dans la prévention, ils sont seulement 11% à l’employer d’après un sondage IFOP réalisé en 2014. Les non utilisateurs sont freinés par :

  • le coût d’achat excessif (59%)
  • un manque de fiabilité des outils de mesure (50%)
  • un doute quant à l’utilité du produit (45%)

Le développement des objets connectés pourrait être un atout dans le maintien des personnes âgées à domicile. Un atout réel pour 85% des Français.

Les Français attendent de l’e-santé qu’elle facilite la relation patient/praticien

Pour une majorité des Français, l’e-santé a un rôle clé à jouer dans les interactions avec les professionnels de santé. Les dispositifs numériques doivent permettre de communiquer avec le médecin en dehors des consultations (pour 63% des sondés) avec notamment la prise de rendez-vous médicaux en ligne, le rappel de rendez-vous par mail ou SMS, ou encore le renouvellement d’ordonnance à distance.
Autre facilitation de la relation patient/praticien, le dossier médical en ligne, auquel 82% des assurés aimeraient avoir accès. Ils sont aujourd’hui 13% à pouvoir effectivement consulter leurs données.

E-santé : la gestion des données inquiète

Si les patients français sont globalement ouverts aux dispositifs e-santé, ils sont également inquiets sur la gestion des données. 70% des sondés seraient d’accord pour l’utilisation d’un objet connecté médical dans le cas d’une maladie chronique. 50% craignent en revanche des répercussions sur le secret médical. La sécurisation des données inquiète les patients et les associations qui estiment qu’elle est au cœur des enjeux de l’e-santé.