Les syndicats de médecins spécialistes s’unissent face aux négociations tarifaires avec l’Assurance Maladie. Leur objectif est de simplifier le contrat d’accès aux soins (CAS) par la création du contrat d’accès pour tous en santé (CATS), notamment par un espace de liberté tarifaire. L’adhésion à cette revendication sera tâche difficile pour la profession.

Assurance maladie et négociations conventionnelles

Face à l’arrivée de la loi santé portée par Marisol Touraine, les séances de négociations conventionnelles continuent entre syndicats et Assurance Maladie. Il s’agit d’une forte préoccupation, autant pour le gouvernement et les professionnels de santé que pour les associations de patients. L’orientation de ces négociations conventionnelles porte notamment sur la problématique tarifaire.

L’unanimité syndicale révèle un objectif commun

Simplifier le contrat d’accès aux soins (CAS), voici le mot d’ordre de la Fédération des Médecins de France (FMF), tout comme le Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Le président du SML, Dr Eric Henry milite pour sa suppression au profit d’un secteur unique. L’Union Nationale des Médecins Spécialistes Confédérés (UMESPE) avait également proposé, en mars 2016, une modification en profondeur du CAS face à un retour terrain mitigé, des médecins spécialistes.

Espace de liberté tarifaire pour plus d’équité

Objectif : doper la pratique du tarif opposable. Les syndicats souhaitent la liberté tarifaire pour tous les professionnels de santé, dans laquelle les actes à tarif opposable seraient stimulés par la prise en charge par l’Assurance Maladie de l’ASV (Allocation supplémentaire de vieillesse) et des charges sociales au prorata de leur activité. Malgré un avenir imprécis pour la médecine libérale, la France est tout de même confrontée à un CAS en fin de course qui reste à reconstruire.