Face à un AVC le temps est compté ! Réagir rapidement dès les premiers signes limite les lésions cérébrales et augmente les chances de récupération. Comme souvent lorsque nous parlons de santé, l’information peut sauver des vies. Savoir reconnaître un AVC, être capable d’apprécier la situation et d’intervenir, est primordial. D’autant plus quand on sait qu’il s’agit en France de la 1ère cause de mortalité chez les femmes, et de la 3e chez les hommes.

3 types d’accidents neuro-vasculaires aux causes différentes

Communément appelés « attaques cérébrales », les accidents neuro-vasculaires se distinguent en 3 types :
1) L’AVC ischémique dit aussi infarctus cérébral
L’infarctus cérébral représente 80% de l’ensemble des AVC. Il résulte d’une obstruction de l’artère par un caillot de sang, pour 30% des cas. Une artère bouchée par une plaque riche en cholestérol en est la seconde cause (40% à 50% des cas).
2) L’AVC hémorragique
C’est une rupture d’anévrisme qui cause cet AVC. Mais les crises d’hypertension, les tumeurs ou d’autres troubles de la coagulation peuvent être aussi responsables de cet accident qui représente 20% des cas.
L’Accident Ischémique Transitoire dit aussi AIT
Lorsque l’obstruction ne provoque pas de séquelles et se résorbe seule c’est l’AIT. Les symptômes sont les mêmes que ceux de l’AVC, mais ils ne durent que quelques instants. L’AIT n’est pas à prendre à la légère, dans un tiers des cas il est annonciateur d’un AVC.
Quels sont les symptômes d ‘un AVC ?
Ils sont nombreux et se distinguent tous par leur caractère soudain. Les symptômes types d’un AVC sont :

  • l’engourdissement ressenti dans une jambe ou un côté du visage
  • la baisse soudaine et d’un seul côté de la vision
  • une sensibilité troublée d’un membre, ou d’un côté du corps
  • des difficultés à s’exprimer, à articuler, des troubles de la compréhension
  • une perte d’équilibre, des vertiges, des difficultés à coordonner ses mouvements
  • des céphalées vives et brutales

Ou encore des douleurs à la poitrine, un essoufflement, des nausées…
3 signes distinctifs sont mis en exergue par la campagne de prévention du gouvernement :

  • la bouche se déforme, le sourire de la personne est asymétrique
  • une faiblesse est constatée d’un côté du corps : si la personne lève ses 2 bras, l’un des 2 retombe

la personne est confuse : elle a du mal à comprendre vos propos et/ou à répéter une phrase.
Que faire face à un AVC ?
Si vous êtes témoin d’un AVC, c’est-à-dire que vous avez identifié les signes susnommés chez une personne, il faut agir vite. Contactez le SAMU au numéro 15. Communiquez d’une façon lente et audible les informations suivantes à votre interlocuteur : identité du témoin et/ou de la personne victime d’un AVC, coordonnées du lieu où vous vous situez et numéro de téléphone à joindre, les signes qui vous ont alertés, leur apparition, leur durée.
En attendant la venue des secours, allongez la personne délicatement sur le dos en positionnant un coussin sous sa tête. Ne faites ni manger, ni boire le patient. Ne lui donnez-pas de médicaments. Enfin si c’est possible, regroupez les informations médicales que vous possédez sur la personne : derniers examens médicaux réalisés,…